Ahmed Bensaada enseignant chercheur à l’université d’Oran parle du Hirak: comparer l’incomparable

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Les problèmes de l’Algérie doivent être réglés exclusivement entre Algériens, loin de toute ingérence étrangère, a souligné dimanche à Alger, Ahmed Bensaada, chercheur à l’Ecole polytechnique de Montréal et enseignant à l’Université d’Oran.

Intervenant sur les ondes de la Chaîne III , M. Bensaada pense que le hirak, “fait objet d’une manipulation d’officines, comme c’était le cas pour nombre de pays arabes”, selon ce dernier qui vie au Canada qui évolue loin de la réalité du pays. Il a souligné, à ce propos, que pour qu’une révolte aboutisse, il faut qu’elle soit absolument intrinsèque, c’est-à-dire nos problèmes doivent être réglés entre nous.Il a tenu à souligner, dans ce sens, que le fait de parler de manipulation ne veut pas dire que je suis contre le Hirak, en relevant certaines similitudes entre le Hirak du 22 février avec les révoltes en Egypte et la Tunisie en 2011, et même les révolutions colorées survenues en Géorgie, l’Ukraine ou le Kirghizistan, visant à changer les régimes pacifiquement, en utilisant la technique de la non-violence. Pour le chercheur, ces méthodes sont enseignées par des organismes étrangers spécialisés, et ce qui se passe en Algérie n’est pas nouveau, a-t-il fait observer, affirmant qu’il prend sa source dans les révolutions colorées, et les méthodes ressemblent, également, aux pays touchés par, ce qu’on appelle, le printemps arabe. L’universitaire a expliqué que des officines basées aux Etats-Unis et en Europe financent et forment différents organismes et associations à travers, notamment, des cyberactivistes pour déclencher des révoltes populaires dans ces pays. Selon lui, il y’a une manipulation contre l’Algérie et notre pays est visé, en rappelant, à ce propos, qu’après les attentats du 11 septembre 2001, les Etats-Unis avaient décidé de provoquer des changements radicaux dans les pays arabes, et se sont alors donné les moyens pour le faire, à travers, entre autres, la formation de cyber activistes autochtones pour la mise en œuvre de leur projet.

Y.B

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